Beyond Good & Evil
Publié par le 25 avril 2009
Vous connaissez tous Rayman ? Oui ? Vous connaissez sûrement tous Michel Ancel ? Non ? Comment ça ? Mais si, c’est le créateur de Rayman. Et bien, après avoir laissé tombé Rayman, il s’est attelé à la création de Beyond Good & Evil pendant 3 ans, et autant vous le dire tout de suite, c’est une vraie perle !

Bienvenue sur Hillys
Bienvenue sur Hillys, une petite planète minière paisible où il fait bon vivre. Enfin, c’était avant, parce que depuis quelques temps, elle est la cible d’une invasion d’aliens, les Domz. Heureusement, les sections Alpha, une branche spéciale de l’armée d’Hillys protègent la planète tant bien que mal. Et pour aggraver la situation, il y a un groupe de terroriste qui sème la pagaille et qui se fait appeler IRIS.
Dans ce monde, vit une jeune femme, Jade, une charmante reporter, qui s’occupe également d’un orphelinat avec son "oncle" Pey’j, un charmant porc. Comment çà un charmant porc ? Ah oui, j’ai oublié de vous dire, il n’y a pas que des humains sur Hillys. Vous y croiserez pêle-mêle des hommes chèvres, des hommes requins, etc... Et tout ce beau monde vit en parfaite harmonie, malgré la guerre.
Bref, tout allait bien pour Jade, jusqu’au jour où une attaque Domz s’est abattue sur son orphelinat. D’habitude, ce n’est pas un problème, étant donné que les Hillyens peuvent se protéger grâce à des boucliers, mais le hic, c’est que les affaires ne tournent pas très bien en ce moment pour Jade, et que sa facture d’électricité n’a pas été payée. Et bien évidemment, Optima service, l’équivalent d’EDF chez nous, décide de couper le jus au moment de l’invasion... Résultat des courses, les Domz débarquent chez Jade en créant un énorme cratère emportant les enfants, nous donnant le contrôle de Jade directement...
Un gameplay hors pair
Comme je viens de vous le dire, dès la fin de l’intro du jeu, vous devrez déjà combattre les Domz. Une fois les Domz vaincus (ce qui est très simple, grâce à une maniabilité très intuitive), et Jade "secourue" par les sections Alpha, il faudra gagner de l’argent, ne serait-ce que pour avoir du courant. Comme par miracle, il se trouve que la directrice du centre biologique d’Hillys recherche des photos de toutes les créatures vivant sur la planète. Ce sera d’ailleurs la mission la plus longue du jeu, vu que celle-ci se déroule durant tout son long.
Bien évidemment, il n’y aura pas que ce travail (ce serait trop simple), vous recevrez aussi vos ordres de mission via des Mdisks, la première étant de rencontrer un certain de Castellac pour photographier un certain animal Domz. Bizarrement, Pey’j ne vous pas vous laisser y aller seul et vous accompagnera. D’ailleurs, son aide ne sera pas inutile, puisque vous aurez besoin de ses talents de mécaniciens pour résoudre les différentes énigmes du jeu.
C’est à ce moment que l’on découvre que Beyond Good & Evil n’est pas qu’un jeu d’action. En effet, on y découvre une multitude de gameplay différents qui s’intègrent parfaitement au jeu. Que ce soit les phases d’actions, de recherche, de plates-formes, de discrétions, ou même, les phases de courses d’hovercraft, tout ceci s’enchaîne sans accrocs et de manière parfaitement naturelle.
En outre, contrairement à la majorité des jeux d’actions, Beyond Good & Evil offre une certaine liberté d’action au joueur, même si celle-ci est limitée, on ne se rend pas vraiment compte de cette limitation.
Pour terminer il faut aussi souligner le système de sauvegarde qui est une vraie réussite. Contrairement à la majorité des jeux PC, on ne peut pas sauvegarder quand on veut, mais à des bornes de sauvegardes comme sur la majorité des jeux consoles. Heureusement, leur nombre est assez important. Cependant, la bonne idée du jeu, c’est de placer une multitude de check-points invisibles tout le long du jeu. Ainsi, si l’on se fait tuer, ce n’est pas vraiment grave, vu qu’on recommence au début du passage difficile, avec la même quantité d’énergie et le même équipement. Ce qui est assez pratique.
Un monde enchanteur
Ce qui frappe le plus dans BGE (terme que j’utiliserai à la place de Beyond Good & Evil pour éviter de fatiguer mes petits doigts), c’est son monde enchanteur. Graphiquement, c’est très beau, surtout quand on dirige l’hovercraft, l’un des moyens de transports à travers Hillys. Les personnages sont finement modélisés, les textures sont parfaites et collent parfaitement avec le style du jeu. D’ailleurs, les cinématiques, effectuées avec le moteur, sont tout bonnement magnifiques. Bref, c’est tellement bien réalisé que l’on se laisse entraîner sans problèmes dans le monde fantastique de BGE (et pour la petite info, les devs de Prince of Persia : Sands of Time ont même repiqué le moteur du jeu pour faire le leur...).
Cette immersion est d’autant plus facilité par la bande sonore qui est tout bonnement sublime. Oui, sublime est le mot qui convient. Il y en a pour tous les goûts. De la musique techno avec des choeurs (pour info, c’est l’une des premières que vous entendrez), du métal, du rap, etc... Il y a même une piste qui fait furieusement penser à des chansons de la Mano Negra...
Chose rare pour être noté, le doublage est tout bonnement excellent. Pour une fois, on a vraiment l’impression d’avoir de vrais acteurs (remarque, c’est normal, surtout pour Jade qui est doublée par Emma de Caunes). D’ailleurs, certaines répliques sont vraiment cinglantes. Comme la fameuse réplique de Pey’j : "Un esprit sain, dans un porcin". Le seul reproche que l’on puisse faire, c’est que tous les dialogues ne sont pas doublés, ce qui est vraiment dommage.
Par contre, le jeu demande une configuration assez musclée. N’espérez pas faire tourner le jeu avec tous les détails à fond avec la configuration minimum. Vous ne profiterez pas vraiment du spectacle, ce qui est dommage.
Enfin le jeu parfait ?
Malheureusement non, on ne détient pas encore le jeu parfait. Pour commencer, le jeu est bien trop court. On est tellement absorbé par cet univers aux personnages très attachants qu’on finit le jeu en une petite dizaine d’heures. Ensuite, l’autre problème concerne la gestion de la caméra, chose qui revient souvent dans les jeux à la 3ème personne. Ce n’est pas catastrophique, mais certains angles sont assez mal gérés. On se retrouve dans certains cas à voir Jade de face, voyant ce qu’il y a derrière, alors que l’action se passe devant. C’est d’autant plus dérangeant durant les phases d’infiltration. Pour finir, on aurait aimé un peu plus de liberté. Le jeu est très linéaire. Certes, on peut faire certaines actions dans l’ordre que l’on veut (surtout pour les mini-jeux en fait), mais on ne peut pas choisir son camp par exemple pour lutter contre le réseau IRIS. On est directement membre du réseau après la première mission (après tout, qui me dit qu’IRIS raconte la vérité... Le gouvernement a peut être raison).
Pour résumer, Beyond Good & Evil est un jeu que tout joueur normalement constitué se doit d’avoir. Son univers enchanteur est une vraie bulle d’air dans le paysage vidéo ludique dominé par les simulations guerrières modernes, futuristes ou médiévales. De plus, il est vendu actuellement à prix réduit, donc vous n’avez aucune excuse pour vous le procurer sur PC (mais vous pouvez aussi l’acheter les yeux fermés sur PS2, GC ou Xbox).












