Imagina 2010

Imagina 2010

Publié par KaitoKito le 8 février 2010

  Sommaire  

Pour cette 25ème édition, l’Imagina, le plus grand salon de la 3D en Europe, nous a une fois de plus montré les nombreuses avancées technologiques que l’on retrouvera chez nous dans un futur proche. Parmi les stands, nombreux étaient les écrans 3D, moteurs de rendu, interfaces hommes/machines, simulation territoriales, scanners laser, et pleins d’autres. Quels sont donc ces nombreux produits et quand les retrouverons nous dans nos foyers ?

 Urbanisme

Commençons tout d’abord notre visite par l’urbanisme. En effet, il y a encore quelques années, architectes et autres géomètres n’en avaient strictement rien à faire de la 3D, et même si ils travaillaient déjà sur des ordinateurs, c’était pour y faire des plans en 2D (vous savez, ces trucs plats … ). Mais maintenant, c’est tout autre. Plusieurs villes numérisent leurs territoires en 3D, et les complètent avec des informations diverses tels que des photos aériennes, plans des réseaux souterrains électriques, aquatiques et gaz, plans de divers bâtiments historiques ou remarquables (tels que des ponts, mairies, musées, …) afin d’avoir dans une seule base de donnée officiel tout ce qui concerne une ville. On appelle cela un SIG 3D (Système d’Information Géographique 3D). Ainsi la ville de Genève a entièrement numérisé son canton, et a mis à disposition cette numérisation au grand public. Cela permet à monsieur madame de voir comment c’est chez leurs voisins (photos aériennes d’une précision allant de 20 à 10 cm par pixels, on est loin de certaines photos satellites de Google Earth …) mais aussi aux divers architectes genevois de voir ce que va donner leurs futurs constructions, et ainsi de prévoir d’éventuels gênes qu’ils ne peuvent prévoir si ils travaillent qu’avec de simple plan. Aussi le fait de tout harmoniser dans un seul fichier permet une meilleur communication entre divers organismes d’une ville. Ainsi par exemple il est plus facile pour notre architecte qui veut construire son bâtiment de savoir si une ligne de tram va prochainement être construit dans le coin ou pas, si il y a déjà des lignes électriques dans le coin, j’en passe et des meilleurs. Pour vous donner une idée du cout d’une telle réalisation, la ville de Genève paye en moyenne 7000 € pour numériser un pont.

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Pour numériser les divers lieux de ces villes, plusieurs sociétés proposent des solutions pour faciliter la tache aux demandeurs. Ainsi la société ATM 3D vend des services de numérisation d’une précision diabolique. Pour cela ils utilisent un scanner laser tournant à 360 degré, et scannent le lieu demandé depuis plusieurs points. Pour numériser des quartiers ou des villes, ils ont même un 4×4 avec tout le matériel de numérisation intégré. Enfin pour numériser des falaises et autres lieux difficilement accessibles, ils peuvent faire des scans héliportés. Comptez 1200 € pour une journée de numérisation au sol, 5000 € pour une journée en 4×4, et 10’000 € pour une journée de numérisation hélico-portée.

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Pour les géomètres fortunés qui veulent leur propre scanner, Leica propose des solution tout-en-un : vous posez le scanner, lancer l’appareil (100 % sans fil, tournant sur 360 degrés), puis le déplacez et recommencez, et ainsi de suite. La qualité des numérisations faites avec est remarquable, et peut facilement être converti pour pouvoir être utilisé avec des logiciels aussi bien d’architectures que de 3D pur tel que 3DS Max. La portée de leurs scanners va de 80 mètre à 700 mètre, bien sur plus ce que vous numérisez est loin plus la qualité décroit.