Shin Gouketsuji Ichizoku Toukon - Matrimelee

Shin Gouketsuji Ichizoku Toukon - Matrimelee

"I will survive !..."
Publié par Shyma.X le 6 décembre 2009

Quelle longévité cette Neo Geo ! 14 ans après sa sortie, des jeux sont encore programmés dessus. Petit dernier de la Rolls des consoles, Power Instinct Matrimelee saura t’il renouveler un genre dont la bête est déjà bien gavée ? Mystère…

Power Instinct Matrimelee est l’oeuvre du studio Noise Factory, à qui l’on doit notamment Sengoku 3 et un assez pathétique, il faut l’avouer, Rage of the Dragon. Power Instinct est une série créée à l’origine par Atlus. Voyons donc ce qui a changé.

 Une histoire ? Pourquoi faire ?

Vous savez, de nos jours, les histoires de jeux de baston, c’est comme la télé réalité. On regarde pour dire que, mais au fond, on s’en fout un peu. Matrimelee possède son propre scénario, mais comme vous vous en doutez, c’est aussi intéressant qu’une interview de Jean-Claude Van Damme (Quoi que...). Le tournoi Matrimelee à été créé pour permettre à un prince et une princesse de trouver l’âme soeur. Au cas où le gagnant ne convient pas, ces « Sang bleu » réaliseront, en échange, son plus grand rêve.
Quelle scénario plein de suspens et de rebondissements...

 Toi tu restes et toi tu sors.

Comme toute bonne suite qui se respecte, Matrimelee a conservé des personnages des opus précédents et en a supprimé d’autres. Du premier épisode, n’ont survécu que Reiji, Tane (nommée à l’origine Otane), White et Shinnen (nommé à l’origine Thin Nen). S’y sont greffés 12 nouveaux personnages ainsi que 4 persos de Rage of the Dragons qui sont là parce qu’ils passaient dans le coin et qu’ils ont vu de la lumière...
Chaque personnage s’inscrit dans un style bien différent : Magical Girl, bonze, ninja, indien, vieillards, et même Furio des bas quartiers de Tokyo. Bref, il y a en a pour tout les goûts, du plus ridicule au plus sérieux. Si un soin tout particulier a été porté sur certains d’entre eux (Olof, Hikaru, Saizo, Sissy), d’autres laissent franchement à désirer (Poochy, Buntaro, Shintaro). Mais après avoir testé chacun d’entre eux, on se fait rapidement son petit cheptel de persos favoris.
Là où le bas blesse, c’est au niveau des coups spéciaux qui sont assez limités. Les furies sont, elles, au même nombre que dans bien d’autres jeux, soit 3 ou 4. Même si ces coups sortent, dans l’ensemble, très facilement, ils le sont beaucoup moins quand il faut les sortir à des moments critiques. Cela devient d’autant plus vrai que les coups spéciaux en l’air ne sortent qu’après le double-saut. La jouabilité demande donc un peu d’entraînement, surtout si vous êtes habitué à un Game Play style SNK ou Capcom.

 Un environnement très... spécial !

Après le passage en revue des troupes, examinons le champ de bataille. Là, rien d’exceptionnel non plus. Les décors sont assez basiques, peu nombreux mais avec beaucoup de variantes, et sont, malgré tout, bourrés de petits détails. En règle général, vous vous battrez sur une scène devant spectateurs et organisateurs. Dans ce décors récurrent, le combat sera accompagné de chanteurs qui, comme vous vous en doutez, vous accompagneront en musique. Comme pour les persos, il y en a pour tout les goûts : Hard Rock, baroque, folk, etc... Même si cette environnement musical peut paraître assez étonnant, il l’est bien moins que les chanteurs eux même qui sont à la limite du cas social. Du groupe de Hard Rock à la surcharge pondérale prononcée au Businessman en costume cravate se la jouant sentai en passant par la chanteuse folk pétant un câble en plein milieu de sa chanson. Autant dire que cet ensemble décors-musiques attireront plus votre attention que le combat lui même. Une ambiance très kitch donc avec une mention spéciale pour la musique du stage final : La marche nuptiale version Remix 2002. Du grand art !...

 Les derniers trucs à savoir.

Pour ce qui est du reste du jeu, rien n’est à reprocher. Une difficulté assez bien dosée malgré une Sissy quasiment imbattable, même au niveau 1. En fait, il existe une technique toute bête mais qui demande patience, doigté et précision couplés avec un timing stricte qui vous permettra de vous débarrasser de cette petite bourgeoise sans trop de mal.

Les séquences de fin sont à l’image même de l’ambiance du jeu : stupides à souhait. Tellement bêtes qu’une seule idée nous passe par la tête : Les voir toutes à la suite. On peut quand même reprocher à Noise Factory de ne pas avoir peaufiné d’autres modes de jeux comme un mode training ou un mode Vs contre le CPU. On en fait assez vite le tour...

Matrimelee s’inscrit donc dans un registre « baston bien comique » que certaines personnes apprécierons alors que d’autres en seront vite dégoûtés. Il est vrai que le jeu peut paraître assez plat aux premiers abords, mais après quelques heures, celui-ci prend toute son ampleur et on fini très vite par ne plus le lâcher. Il se place sans problème parmi les titres incontournables de la Neo Geo.
En d’autres termes, si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à investir dans cette cartouche qui ne représente aucun intérêt en émulation.


Graphisme :
09
Jouabilité :
07
Intérêt :
02
Bande son :
08
Durée de vie :
07

Note finale :
08

Shin Gouketsuji Ichizoku Toukon - Matrimelee

Editeur: SNK Playmore
Développeur: Noise Factory
Genre: Combat
Machine: Neo-Geo
Version: Internationale